« LE COMBLE DE LA CONNERIE* C’EST DE FAIRE TOUJOURS LA MÊME CHOSE ET DE S’ATTENDRE A DES RÉSULTATS DIFFÉRENTS » Albert Einstein

* Traduction libre de « insanity »

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Livre Vert extrait

L’EUROPE, CIRCA 2029

Il est difficile d’imaginer qu’une décade se soit déjà écoulée depuis les élections européennes de 2019. Si cette année est maintenant historique, c’est qu’avec le recul, on peut aujourd'hui affirmer, qu’en effet, c’est bien à cette date que l’Europe a décidé de son destin. Entre oiseaux de mauvais augure, et enthousiasme prématuré, on peut aujourd’hui faire le bilan de ces dix dernières années qui se terminent) par une tragédie.

TRAGÉDIE EN 2 ACTES

 

Acte 1

Cela avait pourtant bien commencé. En 2019, devant la montée en puissance des partis nationalistes, et populistes, les citoyens avaient pris conscience que l’Europe, et la démocratie traversaient une crise existentielle comme jamais auparavant. Même les jeunes, d’ordinaire imperméables à la politique, s’étaient mobilisés sur un enjeu dont ils se sentaient concernés : le changement climatique

 

Acte 2

C’est donc aux élections européennes de 2024 que les choses se gâtèrent. Désabusés par le manque de corrélation entre les politiques pour lesquelles les citoyens avaient cru avoir voté, et celles promulguées par l’Union, les Européens restèrent chez eux. En appliquant le fameux proverbe anglo-saxon « fool me once, shame on you; fool me twice, shame on me” (trompez-moi une fois, honte sur vous; trompez-moi deux fois, honte sur moi », les citoyens en avaient conclu qu’ils votaient pour rien.

 

C’est donc aujourd’hui officiel : Beethoven 9e Symphonie « l’hymne à la joie » a été remplacé par la Sonate No 2 pour piano de Frédéric Chopin « la marche funèbre ». Il est maintenant temps d’analyser ce que les Européens ont réellement enterré.