« LE COMBLE DE LA CONNERIE* C’EST DE FAIRE TOUJOURS LA MÊME CHOSE ET DE S’ATTENDRE A DES RÉSULTATS DIFFÉRENTS » Albert Einstein

* Traduction libre de « insanity »

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LA DETTE

Mesures contre le chômage, pour la croissance, la sécurité, l’égalité, l’éducation, la santé, les retraites,  la justice, les migrants, l’Europe, etc. Bref tous les points chauds des débats présidentiels, ne sont que du pipeau  au regard de ce qui attend, non seulement la France, mais le reste du monde.

 

Il y a pourtant un sujet sur lequel personne, ou presque n’a parlé durant la campagne, c’est la dette : 2 160,4 milliards d'euros, soit 97,6% du PIB

 

Le 26 janvier 2017,  the « doomsday clock  », ou l’horloge de l’Apocalypse, qui décompte combien de temps il reste avant minuit, l’heure où l’humanité s’anéantira elle-même, a été avancée.   

«  En janvier 2017, l’horloge est avancée à « minuit moins deux minutes et demi (23:57:30) en raison « de la montée du nationalisme strident" » dans le monde, des commentaires du président des États-Unis Donald Trump sur les armes nucléaires et de l'incrédulité du consensus scientifique sur le changement climatique par l'administration Trump ». Wikipédia.

S’il y avait une horloge équivalente pour décompter le temps qu’il reste avant une catastrophe économique et financière mondiale, l’horloge indiquerait ostensiblement la même heure. Compliment encore, de Donald Trump, le mégalomane en chef.

Le 3 février 2017, Donald Trump a en effet signé une directive visant à démanteler  le «  Dodd-Frank financial Act »,  énacté en 2010 par l’administration Obama pour réguler Wall Street et les banques, et les empêcher de reproduire  la débâcle financière et économique mondiale de 2008. Cette régulation interdisant aux banques d’utiliser l’argent des dépositaires pour jouer à la roulette boursière, l’obligation de garder une réserve monétaire en cas  de difficultés financières, et l’obligation de passer des tests périodiques pour vérifier leur risque de faillite ont en effet été jugées trop contraignantes  pour Wall Street, et les amis milliardaires du président Trump.

La prochaine faillite de l’économie mondiale n’est donc pas une question de « si », mais de « quand ». Dans un mois, dans un an, ou demain. Car pour continuer d’exister, le système bancaire doit créer de la dette perpétuellement, et de plus en plus.

Une chose est certaine. Si la prochaine crise financière tarde à venir, elle sera orchestrée, comme les précédentes. Car avec les guerres, les crises économiques sont les meilleures façons pour les banques de faire beaucoup l’argent. Le démantèlement de la régulation « Dodd-Fran » n’en est que le premier acte.

 

Le système économique mondial doit s’effondrer un jour ou l’autre, car il est basé sur une loi qui n’existe pas dans la nature :

La croissance perpétuelle.

 

POURQUOI EST-CE IMPORTANT QUE LES ÉLUS POLITIQUES NE SOIENT PLUS L’ÉLITE QUI DIRIGE LA FRANCE ?

Parce que devant la toute-puissance des multinationales, des médias, du cartel des banques centrales, des agences de notation, des fonds souverains d’investissements, de la finance, des lobbies, et des instances supranationales, les politiques, qui n’ont aujourd’hui qu’un pouvoir limité, n’en auront demain, plus aucun.

C’est pourquoi toutes les promesses de changements, de réformes et de rupture du statu quo promises par tous les politiques de tous les pays, et de tout bord, resteront lettre morte. Et cela quelque soit l’alternance politique, ou la rhétorique et la démagogie de celui qui les professe.

Alors, si vous pensez que parce que le nouveau président a une expérience de banquier a la Rothschild & Cie Banque, et a été ministre de l’Économie et des Finances, qu’il va prendre la seule mesure (voir le livre Blanc) susceptible de sauver la France de l’apocalypse économique,  c’est croire dans les pouvoirs magiques de la fée Clochette.

C’est pourquoi l'un de nos objectifs principal est d’exorciser les politiques des politiques. L’introduction de députés citoyens issus de la société civile est un bon début, mais pas une fin.